Ngalakh : le dessert sénégalais de Pâques (mil, arachide, bouye)
Le ngalakh, c'est le dessert des grandes retrouvailles : un couscous de mil enrobé d'une sauce crémeuse à la pâte d'arachide et au bouye (la poudre de fruit du baobab), sucré, parfumé à la vanille et à la fleur d'oranger. Riche, doux, réconfortant.
Et surtout, c'est un dessert qui rassemble. Voici la recette, puis je vous raconte pourquoi le ngalakh est bien plus qu'un dessert au Sénégal.
Ingrédients (pour 6 personnes)
La base
- 500 g de couscous de mil (thiéré), cuit vapeur
- 250 g de pâte d'arachide (tigadégué)
- 100 g de poudre de baobab (bouye)
- 200 g de sucre (à ajuster)
Les parfums
- Vanille (gousse ou sachet)
- Fleur d'oranger
- Raisins secs
- Noix de coco râpée — en option
Le Guedjologue explique : le ngalakh, c'est l'alliance de trois piliers du terroir sénégalais — le mil, l'arachide et le baobab. Trois ingrédients de tous les jours qui, réunis, deviennent un dessert de fête.
La recette étape par étape
Cuire le thiéré
Cuisez le couscous de mil (thiéré) à la vapeur jusqu'à ce qu'il soit tendre, puis laissez-le tiédir. Il doit rester en grains, pas en bouillie.
Préparer la sauce
Délayez la pâte d'arachide dans de l'eau bouillante pour une sauce lisse. Ajoutez le bouye délayé, le sucre, la vanille et la fleur d'oranger. Mélangez jusqu'à une sauce épaisse et onctueuse.
Mélanger
Incorporez le couscous de mil à la sauce, puis ajoutez les raisins secs (et la noix de coco). Mélangez pour bien enrober tous les grains.
Refroidir et servir
Laissez refroidir, puis placez au réfrigérateur au moins 1 heure. Le ngalakh se déguste bien frais.
Le ngalakh, un dessert qui rassemble
Au Sénégal, le ngalakh est le dessert de Pâques. Le Vendredi saint, les familles chrétiennes en préparent de grandes quantités — et en offrent aux voisins et aux amis, en particulier musulmans. On se passe les bols de maison en maison.
C'est ce partage qui a fait du ngalakh un symbole de fraternité entre les religions, une image très forte de la convivialité sénégalaise. Un dessert qu'on ne mange presque jamais seul.
Ngalakh ou thiakry (dégué) ?
Les deux sont des desserts au couscous de mil, mais la sauce change tout. Le thiakry (dégué) se prépare au lait caillé ; le ngalakh, lui, à la pâte d'arachide et au bouye. Plus riche, plus dense — un vrai dessert de fête.
Les ingrédients pour votre ngalakh
Le mil, l'arachide et le baobab, en direct du Sénégal :
Thiéré (couscous de mil) | Pâte d'arachide | Poudre de baobab (bouye)
Commander sur WhatsAppQuestions fréquentes sur le ngalakh
Qu'est-ce que le ngalakh ?
Un dessert sénégalais crémeux à base de couscous de mil (thiéré), de pâte d'arachide et de bouye (poudre de baobab), sucré et parfumé. C'est le dessert traditionnel de Pâques au Sénégal.
Quand mange-t-on le ngalakh ?
Surtout à Pâques. Les familles chrétiennes en préparent le Vendredi saint et en offrent aux voisins et amis, notamment musulmans — un symbole de fraternité entre les religions.
Quels sont les ingrédients du ngalakh ?
Couscous de mil (thiéré), pâte d'arachide, bouye (poudre de baobab) et sucre, parfumés à la vanille et à la fleur d'oranger, avec des raisins secs et parfois de la noix de coco râpée.
Quelle différence avec le thiakry (dégué) ?
Les deux sont au couscous de mil, mais le thiakry se fait au lait caillé, le ngalakh à la pâte d'arachide et au bouye. Le ngalakh est plus riche et associé à Pâques.
Ngalakh ou ngalax ?
L'orthographe la plus courante est ngalakh ; on rencontre aussi ngalax, plus proche du wolof. Même dessert.
What is ngalakh?
Ngalakh is a creamy Senegalese dessert made from millet couscous (thiéré), peanut butter and baobab powder (bouye), sweetened and flavoured with vanilla and orange blossom. It is the traditional Easter dessert, shared between Christian and Muslim neighbours.
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