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Lakh : la bouillie de mil au lait caillé (sow)

Araw : mil roulé à la main, la base du lakh sénégalais

En bref : le lakh (aussi écrit laax), c'est une bouillie de mil épaisse et crémeuse, servie avec du lait caillé — le sow en wolof, d'où le nom lakh sow. Plus dense que le fondé, souvent servi froid ou tiède, c'est un plat de fête : Korité, baptêmes. Et non, son goût acidulé ne vient pas d'une fermentation — c'est le lait caillé. La base, l'araw, est à la boutique Louma.

Le lakh, chez nous, ça sent la fête. Quand il y avait un baptême, une Korité, tu savais qu'il y aurait un grand plat de lakh à partager — épais, crémeux, nappé de lait caillé bien frais. Ce n'est pas la bouillie du matin qu'on avale en vitesse : c'est le plat qu'on prépare pour les autres, en grande quantité, parce qu'on reçoit. Laisse-moi te le présenter comme il faut.

C'est quoi, le lakh ?

Le lakh, c'est une bouillie de mil — mais une bouillie épaisse et dense, bien plus consistante que celle du petit-déjeuner. On la prépare à base d'araw (du mil roulé à la main), cuit dans l'eau jusqu'à obtenir une texture lisse et nourrissante.

Ce qui fait le lakh, c'est le lait caillé — le sow en wolof. On en nappe généreusement la bouillie, et c'est lui qui donne ce goût doux et légèrement acidulé. D'où le nom qu'on entend le plus souvent : lakh sow, « le lakh au lait caillé ». On le sert tiède ou bien froid, dans un grand bol ou une calebasse.

Une chose à corriger, parce qu'on l'entend souvent : le lakh n'est pas un plat fermenté. Le mil n'est pas laissé à fermenter. Son petit goût acidulé vient uniquement du lait caillé (sow) avec lequel on le sert.

Lakh ou fondé : quelle différence ?

Les deux sont des bouillies de mil à base d'araw, alors on les confond. Mais dans nos maisons, ce sont deux choses :

— Le fondé : une bouillie plus fluide, servie chaude, au petit-déjeuner de tous les jours. On la boit presque.
— Le lakh : une bouillie plus épaisse et dense, souvent servie froide ou tiède au lait caillé, plutôt un plat de fête. On la mange à la cuillère.

Le même mil, deux textures, deux moments. Si c'est liquide et chaud le matin, c'est le fondé ; si c'est épais, frais et au lait caillé un jour de fête, c'est le lakh.

Comment se prépare le lakh

Dans les grandes lignes : on porte de l'eau à ébullition, on verse l'araw en remuant sans arrêt pour éviter les grumeaux, et on laisse épaissir. La bouillie doit être lisse et bien dense — c'est ce qui distingue le lakh d'une bouillie ordinaire. On la laisse refroidir un peu, puis on ajoute le lait caillé (sow) au moment de servir.

Selon les maisons, on l'agrémente d'un peu de sucre, de muscade, de raisins secs ou de noix de coco râpée. Chacun sa touche — mais l'âme du lakh, c'est la bouillie épaisse et ce qu'on verse dessus.

Lakh sow, lakh neteuri : deux façons de le servir

Là où le lakh devient ton lakh, c'est au moment de le garnir. Deux grandes façons :

— Le lakh sow : la plus connue, avec du lait caillé (sow). Doux, frais, légèrement acidulé.
— Le lakh neteuri (parfois écrit neuteuri) : à la place du lait caillé, on nappe la bouillie d'une sauce sucrée à la pâte d'arachide (tigadègue) et au baobab (bouye). Une autre façon, plus gourmande, de servir le même lakh.

Et le ngalakh, alors ?

Attention à une confusion fréquente. Dans ma façon de faire, le ngalakh se prépare sur la base du lakh — la bouillie de mil — sans dégué (sans thiakry). On y ajoute de la pulpe de fruit de baobab (bouye), du tigadègue (pâte d'arachide) et quelques arômes. Ça donne un dessert riche et onctueux. La base varie selon les familles et les régions — certaines le font au thiakry — mais chez nous, c'est sur le lakh, sans dégué.

Le ngalakh, c'est surtout le grand dessert du partage. Traditionnellement, c'est le dessert de Pâques : la communauté chrétienne en prépare de grandes quantités pour l'offrir aux voisins musulmans — un beau symbole de fraternité entre les religions. Le bouye (fruit du baobab) y apporte sa pointe acidulée et sa richesse en vitamine C.

Où trouver l'araw pour ton lakh

Tout part de la céréale. Un bon lakh, c'est de l'araw régulier, roulé à la main, qui épaissit bien à la cuisson. À la boutique, j'ai exactement ça : l'araw (mil roulé), et de quoi enrichir un ngalakh — la poudre de baobab (bouye). Tu retrouves la recette pas à pas sur le guide des plats sénégalais.

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Questions fréquentes sur le lakh

Qu'est-ce que le lakh ?

Une bouillie de mil épaisse à base d'araw, servie avec du lait caillé (sow) — le lakh sow. Doux, légèrement acidulé, servi tiède ou froid, souvent pour les fêtes.

Lakh ou fondé, quelle différence ?

Le fondé est une bouillie fluide et chaude du petit-déjeuner. Le lakh est plus épais et dense, servi froid ou tiède au lait caillé, en plat de fête.

Le lakh est-il fermenté ?

Non. Le mil n'est pas fermenté. Le goût acidulé vient du lait caillé (sow), pas d'une fermentation.

Quand mange-t-on le lakh ?

Pour les grandes occasions : la Korité (Aïd el-Fitr), les baptêmes. Un plat de partage, préparé en grande quantité.

Où acheter l'araw pour le lakh ?

L'araw (mil roulé) est en stock chez Louma, livré en France et en Europe.

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