Guide

Crevettes séchées du Sénégal : le cipakh des Îles du Saloum

Crevettes séchées du Sénégal (cipakh) des Îles du Saloum, séchées au soleil

En bref : les crevettes séchées (cipakh en wolof) sont de petites crevettes pêchées de nuit dans les Îles du Saloum, cuites à la vapeur, décortiquées à la main puis séchées au soleil — sans aucun additif. C'est le condiment umami naturel de la cuisine sénégalaise, qui remplace les bouillons cubes. Elles sont en vente à la boutique Louma, à 6 € les 100 g.

Avant les bouillons cubes, il y avait ça. Une poignée de crevettes séchées jetée dans la marmite, et toute la sauce prenait ce goût profond, iodé, impossible à imiter. Chez nous au Saloum, on les appelle cipakh — et je vais t'expliquer pourquoi celles de chez nous ne ressemblent à aucune autre.

C'est quoi le cipakh ?

Le cipakh, ce sont des crevettes séchées traditionnelles du Sénégal. Rien à voir avec un produit d'usine : tout se fait à la main, exactement comme mes parents le faisaient.

— La pêche est nocturne, en duo, dans les bras de mer des Îles du Saloum.
— Les crevettes sont cuites à la vapeur, puis décortiquées à la main.
— Enfin, elles sèchent au soleil pendant deux jours. Pas de four, pas de conservateur, pas d'additif.

Ce séchage concentre tout : le goût, l'iode, les protéines. Une petite crevette séchée pèse plus lourd en saveur qu'une grosse crevette fraîche insipide.

Pourquoi celles du Saloum sont différentes

Il y a un défaut que tout le monde connaît avec les crevettes séchées bon marché : le sable sous la dent. Ce petit crissement qui gâche tout. Chez nous, il n'existe pas.

La raison est géologique : les Îles du Saloum ont un fond argileux, pas sablonneux. Les crevettes qui y grandissent ne gardent donc aucun grain de sable. C'est ce qui met le cipakh du Saloum au-dessus des crevettes séchées de zones sableuses qu'on trouve partout ailleurs.

Comment utiliser les crevettes séchées

La seule règle à retenir : on les réhydrate à l'eau tiède, jamais chaude. L'eau bouillante « cuit » une deuxième fois la crevette et lui fait perdre son parfum. Dix minutes dans l'eau tiède suffisent — ensuite on les ajoute entières ou pilées dans la sauce.

C'est un condiment polyvalent : il se marie avec presque tous les plats sénégalais. Un soupou kandja, un caldou, un mbakhalou, une farce de pastels — une poignée de cipakh, et tu peux ranger les bouillons cubes. C'est tout le sujet de cette vidéo :

Crevettes séchées vs bouillons : voir la vidéo (@seggfaye)

Dans quels plats mettre le cipakh ?

Chaque plat a sa fiche complète — ingrédients, quantités et produits exacts — sur le guide du Guedjologue :

Soupou kandja · Caldou · Mbakhalou Saloum · Pastels

Où acheter des crevettes séchées du Sénégal en France ?

Sur le marché, on trouve beaucoup de crevettes séchées d'origine floue, souvent sableuses. Moi je vends celles de mon terroir : le cipakh des Îles du Saloum, à 6 € les 100 g, livré en France et en Europe. Même méthode que celle qui donne aussi les yoxos et le yeet du Saloum.

Commander des crevettes séchées sur WhatsApp

Questions fréquentes sur les crevettes séchées

Qu'est-ce que le cipakh ?

Le nom wolof des crevettes séchées du Sénégal : petites crevettes pêchées dans les Îles du Saloum, cuites à la vapeur, décortiquées à la main puis séchées au soleil, sans additif.

Comment les utiliser ?

On les réhydrate à l'eau tiède (jamais chaude) ~10 min, puis on les ajoute entières ou pilées dans les sauces et les riz. Elles remplacent les bouillons cubes par un umami 100 % naturel.

Pourquoi n'ont-elles pas de goût de sable ?

Parce que le fond des Îles du Saloum est argileux, pas sablonneux : aucun grain de sable, contrairement aux crevettes de zones sableuses.

Où en acheter en France ?

Le cipakh du Saloum est en stock chez Louma, 6 € les 100 g, livré en France et en Europe.

À lire aussi

Soupou kandja : la recette du gombo au poisson et fruits de mer

Le yeet (cymbium) : le « maggi » naturel du Sénégal

Le guedj : le poisson séché fermenté du Sénégal

Produits sénégalais en France : le guide complet

→ Tous les plats sénégalais (le guide)

← Retour au blog