Ndiambane dakkar : le mélange au tamarin et aux fruits de mer séchés
Tu te souviens du ndiambane au coin des rues, devant les écoles ? Bouye, tamarin, mangue verte : un mélange sucré et acidulé, un vrai souvenir d'enfance. Le ndiambane, c'est le goût de la rue.
Ndiambane, ça veut dire « mélange »
En wolof, ndiambane veut dire mélange, combo. C'est l'ingrédient principal qui donne son nom à chaque version : ndiambane dakkar au tamarin (le dakkar), ndiambane maad au madd… Il n'y a donc pas un seul ndiambane, mais des ndiambanes.
Ma version : salée, aux fruits de mer des Îles du Saloum
Le ndiambane de la rue est sucré. Le mien est salé. Le dakkar et le citron apportent l'acidité ; les fruits de mer séchés des Îles du Saloum apportent la profondeur. L'odeur, c'est la mer et la rue en même temps : un concentré d'umami.
Les ingrédients
- Dakkar (tamarin), en gousses
- Kéthiakh : la sardinelle salée, fumée, séchée à l'ombre
- Pagne : les coques séchées
- Crevettes séchées
- Yokhos : les huîtres de mangrove séchées
- Le jus d'un citron
- Un filet d'huile d'olive
La préparation, à froid
Décortique le dakkar
Enlève la coque des gousses de tamarin pour garder la pulpe. Garde quelques gousses et des graines pour décorer.
Kéthiakh et tamarin
Mets le kéthiakh et la pulpe de tamarin ensemble dans un grand bol.
Les fruits de mer séchés
Rajoute le pagne, les crevettes séchées et les yokhos.
Le citron
Presse un citron et verse le jus sur le mélange.
Mélange, doucement
Mélange longuement à la cuillère, à froid, jusqu'à obtenir une pâte où tout se tient, avec un filet d'huile d'olive. Pas de cuisson : le ndiambane dakkar se garde ensuite au frigo.
La recette en vidéo
Comment le servir
Sur une salade fraîche, ça change tout. Il se mange aussi en condiment, à côté d'un plat. La rue te manque ? Dis-moi quel ndiambane tu prenais, petit.
L'autre ndiambane : le ndiambane pagne, sans tamarin
Il existe aussi un ndiambane sans tamarin : le ndiambane pagne, préparé avec les coques séchées, l'oignon et le piment. Deux mélanges, deux goûts : celui au dakkar est acidulé, celui au pagne plus marin.
Les 4 fruits de mer séchés de la recette (yokhos, pagne, crevettes séchées, kéthiakh) viennent des Îles du Saloum. Les trois premiers sont réunis dans le Pack Saloum, livré en France et en Europe.
Questions fréquentes
Que veut dire « ndiambane » ?
En wolof, « ndiambane » veut dire mélange, combo. On précise toujours l'ingrédient principal derrière : ndiambane dakkar (au tamarin), ndiambane maad (au madd)… Il n'y a donc pas un seul ndiambane, mais des ndiambanes.
Quelle différence entre le ndiambane de rue et le ndiambane dakkar ?
Le ndiambane vendu au coin des rues, devant les écoles, est sucré et acidulé : bouye, tamarin, mangue verte. Le ndiambane dakkar du Guedjologue est salé, aux fruits de mer séchés des Îles du Saloum.
Le ndiambane dakkar se cuit-il ?
Non. Il se prépare à froid, sans cuisson : on mélange simplement les ingrédients, puis on le conserve au frigo.
Comment servir le ndiambane dakkar ?
Sur une salade fraîche, ça change tout. Il se mange aussi en condiment, à côté d'un plat.
Existe-t-il un ndiambane sans tamarin ?
Oui : le ndiambane pagne, préparé avec les coques séchées (pagne), sans tamarin.
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